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mercredi 17 août 2011

Spank me!

Qu'est ce qui fait d'une fessée un geste terriblement érotique pour celui qui la donne, ou celle qui la reçoit, et en même temps un gros tabou, un geste choquant pour certain(e)s ?

Comme je l'expliquais dans mes premiers billets, je pense que mes plaisirs charnels ont été conditionnés par mes premières expériences. Je ne me définis pas comme une véritable maso, le bondage ne m'attire pas vraiment, pas plus que les relations de maître/soumis. Pourtant, grâce à mon premier partenaire, je suis plutôt adepte des fessées (et autres étranglements et gifles, mais ce n'est pas le sujet de ce billet).
Je suis pourtant incapable de dire pourquoi la main de mon partenaire qui claque sur ma fesse me fait jubiler. Il ne s'agit pas d'un plaisir orgasmique, je ne pense pas prendre un plaisir sexuel là dedans. Cela ne m'excite pas comme une caresse ou un baiser bien placé. Cela n'aidera pas à me faire mouiller ou jouir. Malgré tout, j'aime ça. J'aime offrir ma croupe et que mon partenaire en fasse ce qu'il en veut. J'aime qu'il prenne plaisir à ressentir ma chair dans ses mains. J'aime quand ça claque. Qu'il me fasse sentir toute sa puissance par ce geste. Peut être une histoire de flux sanguin qui se propage d'un coup plus rapidement vers les zones plasirs du cerveau, déjà actives par les baisers et caresses préliminaires ?
De l'autre côté du pénis, je ne sais pas quel peut être le plaisir de l'homme à claquer un petit cul. Ce n'est pas un geste naturel chez mon homme, qui me fesse uniquement parce qu'il sait que ça me plaît. Pourtant j'ai bien l'impression qu'il y a un fantasme partagé par la plupart des hommes à l'envie de faire claquer un fessier bien rond. Un plaisir de le faire rebondir par sa volonté seule ? Ou bien est ce parce que les femmes en font un tabou ? Car je pense qu'il y a autant de femmes qui refusent ce geste (traumatisée par les fessées reçues dans leur enfance?) que d'hommes qui rêvent d'en mettre une bonne.

Et pour vous ? La fessée c'est une punition ou une récompense ?
Répondez à ce sondage express afin de me donner votre avis: c'est par là! 

vendredi 20 mai 2011

Ce soir, je joue au solitaire

Grâce à Twitter, je suis tombée un soir sur le blog d'Hathor, à la base pour y lire un article sur le bien-fondé du libertinage. Puis j'ai regardé un peu plus le contenu de ce site, et y ai découvert quelques récits à tendance érotique. Des témoignages de "la première fois", quelques fantasmes et autres confessions.
Tous ces récits m'ont plutôt mise en joie, et m'ont donné envie de m'occuper un peu de moi. Chérichou (oui la rencontre de ce weekend s'est très, très bien passée) n'étant pas disponible, je ne pouvais jouer qu'avec moi même.
Je n'avais pas envie de regarder des vidéos ou des photos pour alimenter mon plaisir jusqu'à ce que la tentation de la caresse soit trop forte. Tous ces textes me faisaient ressentir toutes les sensations qui y étaient décrites, c'était beaucoup plus intense que simplement voir. J'ai donc cherché à lire davantage de récits. Je suis tombée sur un site. J'ai cherché la page "lesbienne" car en image et en pensée, c'est bien ça qui m'excite le plus quand je sens venir l'envie de me divertir. Je suis tombée sur une histoire mauvaise, très mauvaise. Sûrement racontée par un homme. Car je ne pense pas qu'une nana se trimbale avec un gode ceinture dans son sac à main, dans l'idée d'enculer sa meilleure amie hétéro le soir même. Et quand une fille va en embrasser une autre pour la première fois, elle ne commence sans doute pas par lui agripper les seins des deux mains, non, je ne pense pas.

J'aurai préféré lire des préliminaires plus longs. Que Mélissa commence par dégager les cheveux du visage de Cassandra (j'ai envie de l'appeler comme ça), qu'elle continue son mouvement en faisant glisser ses doigts le long de son épaule, de son bras, de sa main. Qu'elle l'observe tranquillement, cette main qu'elle tient, ces mollets, ces hanches, cette nuque, ces yeux. Qu'elle s'approche, tranquillement, fixant Cassandra droit dans les yeux, l'hypnotisant. Et qu'elles s'échangent un baiser, très tendre, très doux, un peu humide. J'aurai aimé que Mélissa recule un tout petit peu, pour observer cette bouche rosée qu'elle vient d'embrasser, avant de le faire à nouveau, avec plus de ferveur. Que ses mains aillent chercher les hanches de Cassandra, qu'elles se glissent dans son dos, qu'elles effleurent à peine ses fesses. J'aurai voulu que ce baiser dure, longtemps, laissant tout le temps au reste de leurs corps de se découvrir. Que leurs bassins se rapprochent, que leurs seins se touchent, que leurs mains profitent de la douceur des tissus avant de vouloir aller chercher la chaleur de leurs peaux. J'aurai voulu imaginer Mélissa arrêter ce baiser, regarder Cassandra droit dans les yeux, avant d'observer son nez, sa bouche, la ligne de sa mâchoire, son cou. Et laisser sa bouche faire le même chemin, un baiser sur le nez, la bouche, la joue, au creux du cou. Qu'elle sente ce parfum délicat, qui scintille sur sa peau chaude. Qu'elle embrasse plus avidement cette gorge, qu'elle veuille la mordre mais qu'elle se retienne alors que Cassandra tente de retrouver une respiration régulière. Leurs lèvres se seraient retrouvées, et leurs robes seraient enlevées, délicatement, frôlant chaque centimètre de leurs corps. La main de Mélissa se baladerait alors sur la douce poitrine de Cassandra. D'un doigt, elle en dessinerait le contour. Puis sa bouche demanderait à goûter ces seins, elle les mordillerait avidement, puis s'agenouillerait, ne lâchant pas le contact de ses lèvres sur la délicieuse peau parfumée de Cassandra. Son ventre, son nombril, jusqu'à l'aine. Puis elle s'arrêterait pour enlever délicatement la culotte humide de sa partenaire. Elle prendrait le temps d'observer la toison qu'elle a devant elle. Glisserait sa main gauche entre les cuisses de Cassandra pour aller chercher ses fesses, ne manquant pas de caresser sa chatte au passage. Sa main droite irait se poser, en même temps que sa bouche sur ce clitoris gorgé qui n'a de cesse de réclamer un contact.

Et c'est là, que la tension aurait été trop forte pour que je continue de lire, et que je me serai précipitée dans ma chambre pour m'occuper de moi, m'imaginant être Cassandra, la bouche de Mélissa sur moi...