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vendredi 20 mai 2011

Ce soir, je joue au solitaire

Grâce à Twitter, je suis tombée un soir sur le blog d'Hathor, à la base pour y lire un article sur le bien-fondé du libertinage. Puis j'ai regardé un peu plus le contenu de ce site, et y ai découvert quelques récits à tendance érotique. Des témoignages de "la première fois", quelques fantasmes et autres confessions.
Tous ces récits m'ont plutôt mise en joie, et m'ont donné envie de m'occuper un peu de moi. Chérichou (oui la rencontre de ce weekend s'est très, très bien passée) n'étant pas disponible, je ne pouvais jouer qu'avec moi même.
Je n'avais pas envie de regarder des vidéos ou des photos pour alimenter mon plaisir jusqu'à ce que la tentation de la caresse soit trop forte. Tous ces textes me faisaient ressentir toutes les sensations qui y étaient décrites, c'était beaucoup plus intense que simplement voir. J'ai donc cherché à lire davantage de récits. Je suis tombée sur un site. J'ai cherché la page "lesbienne" car en image et en pensée, c'est bien ça qui m'excite le plus quand je sens venir l'envie de me divertir. Je suis tombée sur une histoire mauvaise, très mauvaise. Sûrement racontée par un homme. Car je ne pense pas qu'une nana se trimbale avec un gode ceinture dans son sac à main, dans l'idée d'enculer sa meilleure amie hétéro le soir même. Et quand une fille va en embrasser une autre pour la première fois, elle ne commence sans doute pas par lui agripper les seins des deux mains, non, je ne pense pas.

J'aurai préféré lire des préliminaires plus longs. Que Mélissa commence par dégager les cheveux du visage de Cassandra (j'ai envie de l'appeler comme ça), qu'elle continue son mouvement en faisant glisser ses doigts le long de son épaule, de son bras, de sa main. Qu'elle l'observe tranquillement, cette main qu'elle tient, ces mollets, ces hanches, cette nuque, ces yeux. Qu'elle s'approche, tranquillement, fixant Cassandra droit dans les yeux, l'hypnotisant. Et qu'elles s'échangent un baiser, très tendre, très doux, un peu humide. J'aurai aimé que Mélissa recule un tout petit peu, pour observer cette bouche rosée qu'elle vient d'embrasser, avant de le faire à nouveau, avec plus de ferveur. Que ses mains aillent chercher les hanches de Cassandra, qu'elles se glissent dans son dos, qu'elles effleurent à peine ses fesses. J'aurai voulu que ce baiser dure, longtemps, laissant tout le temps au reste de leurs corps de se découvrir. Que leurs bassins se rapprochent, que leurs seins se touchent, que leurs mains profitent de la douceur des tissus avant de vouloir aller chercher la chaleur de leurs peaux. J'aurai voulu imaginer Mélissa arrêter ce baiser, regarder Cassandra droit dans les yeux, avant d'observer son nez, sa bouche, la ligne de sa mâchoire, son cou. Et laisser sa bouche faire le même chemin, un baiser sur le nez, la bouche, la joue, au creux du cou. Qu'elle sente ce parfum délicat, qui scintille sur sa peau chaude. Qu'elle embrasse plus avidement cette gorge, qu'elle veuille la mordre mais qu'elle se retienne alors que Cassandra tente de retrouver une respiration régulière. Leurs lèvres se seraient retrouvées, et leurs robes seraient enlevées, délicatement, frôlant chaque centimètre de leurs corps. La main de Mélissa se baladerait alors sur la douce poitrine de Cassandra. D'un doigt, elle en dessinerait le contour. Puis sa bouche demanderait à goûter ces seins, elle les mordillerait avidement, puis s'agenouillerait, ne lâchant pas le contact de ses lèvres sur la délicieuse peau parfumée de Cassandra. Son ventre, son nombril, jusqu'à l'aine. Puis elle s'arrêterait pour enlever délicatement la culotte humide de sa partenaire. Elle prendrait le temps d'observer la toison qu'elle a devant elle. Glisserait sa main gauche entre les cuisses de Cassandra pour aller chercher ses fesses, ne manquant pas de caresser sa chatte au passage. Sa main droite irait se poser, en même temps que sa bouche sur ce clitoris gorgé qui n'a de cesse de réclamer un contact.

Et c'est là, que la tension aurait été trop forte pour que je continue de lire, et que je me serai précipitée dans ma chambre pour m'occuper de moi, m'imaginant être Cassandra, la bouche de Mélissa sur moi...

mardi 3 mai 2011

Double jeu

A la base, pour ce billet, je voulais parler de T et A. Couple d'ami hétéro qui me propose d'amener notre amitié à un échelon physique supérieur (un plan à 3, vous avez bien compris). Et puis, pour bien parler d'eux, il faut que je parle d'abord de moi, et de ma bissexualité latente.

Ca me fait tout de même un peu bizarre d'en parler autrement que pour exciter un mec ou amuser mes meilleurs amis, même si j'ai toujours été consciente de la vérité de mes propos: oui, un corps de femme m'attire. Oui, il peut m'exciter. Oui, mon fantasme serait d'avoir un rapport homosexuel. Là, j'avoue que cela fait parti de moi, de ma vie sexuelle, aussi vrai que je suis insensible des tétons.

J'aime bien la formule de "bissexualité latente". Mais si on demande à notre ami Google une définition de latent, il nous propose gentiment "Qui existe mais ne se manifeste pas encore, qui est caché". Ce qui est faux, en fait. Car c'est clairement là. Lorsque je m'adonne à l'onanisme (quand je me masturbe, vous avez bien compris), et que m'imaginer avec une jolie brunette me donne plus de plaisir que n'importe quelle queue ou souvenir de partie de jambe en l'air pourtant orgasmique, on a vite fait de se rendre compte que c'est une envie manifestée. Loin d'être cachée par mon esprit.

Malgré tout, je ne sais pas si cette envie est commune à une majorité de filles. Au final, je sais qu'assez peu seraient contre l'expérience lesbienne. Mais suis-je au delà de la simple curiosité? De la "curiosité scientifique" (c'est comme ça que mon meilleur ami avait tenté de m'embrasser une fois, juste pour savoir ce que cela pouvait faire de m'embrasser)? Et c'est vrai que je voudrais savoir ce que ressent un homme qui découvre mon corps, ce que ça fait d'avoir un sein rebondi dans la main. D'embrasser des lèvres féminines. D'effleurer des hanches courbées. De goûter un clitoris. Dans mes fantasmes, c'est toujours la femme qui s'occupe de moi, j'y prends du plaisir mais c'est normal, quand c'est bien fait, que ce soit par un homme ou une femme, finalement, où est la différence? 
Ha, oui, j'ai peut être oublié de préciser clairement: je suis clitoridienne. Le pénis d'un homme qui me pénètre a carrément beaucoup moins de chances de me faire jouir qu'un doigt qui me caresse au bon endroit. Je ne me sens pas du tout lesbienne pour autant. La vue d'un bel homme met en éveil tous mes sens. L'odeur d'un parfum masculin me fait m'évader. Les poils d'une barbe peuvent m'exciter. Et j'aime les verges des hommes que j'aime, j'aime les caresser, les embrasser, et les sentir prendre du plaisir en moi. Et sentimentalement parlant, je n'ai jamais aimé que des hommes (même si, au lycée, avec ma meilleure amie, j'ai pu avoir des sentiments confus, un jour). Je n'ai jamais ressenti l'envie d'être avec une fille, même les plus jolies, même celles avec qui je m'entendais le mieux.

Tout ça pour dire que, oui, j'aimerais partager une nuit avec une fille, et je suis persuadée que cela me plairait. Oui, mes désirs sexuels peuvent être plus aussi bien portés vers les femmes que vers les hommes. Oui, "si un jour l'occasion se présente...". Oui, je suis jalouse quand j'entends les récits de mes amies qui lors de soirées arrosées se font allègrement embrasser et peloter par d'autres amies.
Et pourtant non, je ne sauterai pas (sur) T et A!